...Les débuts à Bordeaux de Mr et Mme Dailliez
.... après avoir été en formation pendant 1 an tous les deux au centre de Coignières (78).
 
 
"1964 : Premier petit terrain d'expo : contenance 10 caravanes maxi situé à la sortie de Bordeaux au lieu-dit CENON "Les 4 pavillons".
Beaucoup d'agents et de sous agents exposeront en France ainsi, sur leur terrain privé".
 
 
"Fin 1964 : nouveau terrain de 5000m2 situé sur la nationale 10 à Sainte Eulalie Carbon Blanc. On distingue au fond un grand hangar en tôle de 40 m de long x 10 m de large et qui servait provisoirement d'atelier et de bureau, en attente de la réalisation du grand centre qui allait devenir définitif".
 
 
"Ford FAIRLINE 1958 (ma voiture préférée de toutes). On remarquera à l'arrière les prises Hydracup (freinage hydraulique) et les prises pour freinage à dépression (peu courant) certaines caravanes étaient équipées de ce système de freinage notamment des grandes caravanes.

De plus j'avais renforcé les lames des ressorts arrière avec une lame supplémentaire en sous maitresse car ces voitures américaines étaient puissantes mais beaucoup trop souples. Puissance 32 cv consommation= 22 litres au 100 (l'essence était à 60 centimes à l'époque) mais quand même ! j'avais en secours dans le coffre un jerrican de 20 l en réserve (il valait mieux prévoir).

J'adorais cette voiture, elle comportait l'immatriculation 44 (loire atlantique) car pas fait encore immatriculer en Gironde (33). La tache orange sur l'aile arrière droite est un défaut de la diapo.


Pour les 403 Peugeot des clients, afin de renforcer la suspension et améliorer la tenue de route, on plaçait un coussin d'air en caoutchouc entre le pont arrière et la caisse. Ce coussin était muni d'une valve, ainsi on pouvait gonfler à différentes pressions. Toujours sur les 403, il y avait aussi, la pose de balles (genre balle de tennis) dans les spires arrières de la voiture".

Michel Dailliez
 
 
"Intérieur du hangar (atelier provisoire) qui par la suite deviendra un hall d'expo pour les caravanes et bateaux ROCCA".
 
 
"Les caravanes arrivaient par les rails depuis Rozoy et elles étaient sales en raison des wagons vétustes et rouillés. Les pluies, la poussière pendant ce voyage. Nous devions les laver toutes à leur arrivée.

Une année, en 1965, il y a eu un problème avec la peinture (seulement sur les toits des caravanes qui étaient en alu). L'apprêt de couleur jaunâtre, n'était pas de bonne qualité et il provenait des peintures SOUDEE. Du coup la peinture s’oxidait au soleil et à la lune (les rayons de la lune sont plus oxidants que ceux du soleil).

Vous passiez la main sur le toit et vous aviez au bout des doigts, une fine poussière blanche ressemblant un peu à de la farine. On disait d'ailleurs que les peintures "farinaient". A la longue la peinture s'écaillait. Les clients ramenaient leur caravane et à l'atelier, nous refaisions les toits entièrement.

Pour la peinture utilisée par DIGUE c'était pour le blanc la REF : SOUDEE T.39
le bleu métal ??. Les caravanes étaient brillantes et avec de belles peintures".
Michel Dailliez
 
 
À l’usine, de l’eau circulait dans des rigoles pour emmmener les poussières avait expliqué Monsieur Paul Deruelle à Rozoy.
 
Les toits écaillés : le problème venait donc de là. Sur 2 caravanes retrouvées 50 ans plus tard, sur une "Ranger's" de 1965 et sur une "Coronette" de même année. François.
 
"Spatiale Ranger's" 1965
Le toit d'une "Welcome Coronette" de 1965.