1968

 
 

...2 ans plus tard, le grand centre Bordeaux Caravanes
.. devient S.O.C.A.N.A. Sud Ouest Caravanes Nautisme.

 
 
 
 
 
 
"DIGUE fabriquait lui-même ses ferrures d'attelages. Personnellement j'avais un stock
d'attelages des voitures courantes. Un attelage posé à l'époque revenait à 25.000 Frs.

Souvent certains clients le faisait poser par un garagiste du coin et en général il fallait refaire le branchement de la prise au moment de la livraison car la position des fils avait été mal respectée, notamment la masse jamais au bon endroit !

De plus selon les voitures, il fallait poser une plaque de réhausse afin que la caravane soit de niveau avec la tractrice. Parfois il fallait proposer un stabilisateur. Au début un stabilisateur appelé CARLIGHT. Par la suite, il y a eu les STAB. 230 de chez TUNESI (grand succès).

Il y avait sur le marché d'autres stabilisateurs ALKO etc. Allemands mais le STAB. 230 était le plus vendu. Les stabilisateurs étaient déconseillés sur les ID DS à cause de la suspension oléopneumatique qui contrariait cette suspension Citroën"

Michel Dailliez
 
 
 
 
 
 
"Sur la concession : deux 404 break, un Peugeot J7, un fourgon 1000 kg, une Frégate Domaine, une 4L, un Dodge 4X4 (command car) acquis aux domaines et qui servait au déchargement des caravanes en gare SNCF de Ste Eulalie située à 500 mètres".
 
 
 
 
 
"Le personnel à Bordeaux : 6 ouvriers à l’atelier, 4 filles au bureau, 1 vendeur, 1 magasinier et 1 gardien. C'était presque trop beau et démeusuré !

Ce magnifique centre à Bordeaux a été construit par Mr Berthe qui était employé à l'usine DIGUE de Rozoy-Sur-Serres (02) car ce Monsieur était aussi maçon de métier.

Ce lieu tout neuf dégageait un certain standing avec cet accueil dès l'entrée. Tout cela donnait l'impression d'un haut de gamme et qui faisait reculer des gens trop modestes se disant :

"mais dans quelle maison luxueuse nous entrons là ? ça doit être le coup de barre !"

et avec un gardien à l'entrée portant la casquette "Digue" !
 
 




 
 

D'autres clients par contre entraient d'un pas décidé... ils connaissaient déjà toutes les caravanes qu'ils avaient vu à travers les publicités, les catalogues, dans les foires et en arrivant sur la concession, ils disaient : « je veux cette caravane là, ce modèle de cette gamme là".

Il n’y avait plus qu’à rédiger le contrat de vente !

Les caravanes se vendaient si bien et la progression a été si vite, dans les années 60', que les constructeurs autos ont pensé comme Renault, Citroen à faire des caravanes. C'était dans l’air. Pierre Digue le redoutait et il disait : "s’ils se mettent à faire des caravanes, nous ne pourrons
plus suivre car ils sortiront des modèles très intéressants et à des prix plus compétitifs !".

Digue avait accordé des réductions sur les caravanes pour les adhérents de la CAMIF pour les enseignants qui était une clientèle au début difficile ! qui regardait toutes les marques de caravanes, qui épluchait tout et beaucoup choisissaient Digue à la finale car les tarifs étaient les plus intéressants tout en trouvant vers nous une caravane de qualité. Ils étaient au début méfiants mais une fois qu'ils nous avaient choisi, Il se passait tout le contraire ! ils avaient adopté la marque et ensuite ils nous envoyaient leurs proches, leurs amis qui nous achetaient à leur tour une caravane. Les enseignants sont devenus une clientèle sympathique et fidèle.

Nous avions donc cet atelier d'entretien, d'installation et de réparations. Mais ailleurs les tôliers/garagistes autos dont il arrivait qu'un client leur amene une caravane, ces garagistes devaient passer par un concessionnaire pour commander des tôles. Ils n’étaient pas intéressés par ça. Rarement cela arrivait.

Une année en 1970, l’usine à Rozoy expédie à Bordeaux par le rail 35 Baronette d’un coup ! Je ne savais plus où les mettre et j'ai dû faire une promotion spéciale : vendues avec frigo, stores DG. et offrant également un ensemble de vaisselle en mélamine incassable.


Cette concession du Sud Ouest (en partie) avec le concours des sous agents nous vendions 500 caravanes par an. La Hutte n'en vendait pas autant.

En 1972 sur la fin de mes activités sur Bordeaux Ste EULALIE, avec mon épouse nous avons pris la concession Sterckeman".

Michel Dailliez


 
Fronton couvrant le nouvel atelier où figurent les enseignes lumineuses
 
 
Centre Bordeaux Caravanes.
 
 

"Au dessus de CHRYSLER EVINRUDE au centre, la reproduction d'un moteur de
bateau (3 mètres de haut) entourée d'un tube néon clignotant la nuit avec figuration de son hélice tournante. Une pub très remarquée la nuit".

DDD : Quelle est l'explication de caravanes et de bateaux sur une même concession Mr Dailliez ?

Michel Dailliez : C'est mon oncle, Pierre Digue, qui un jour m'a dit :

"pourquoi ne vends-tu pas des bateaux à côté des caravanes..."

 
 
 
 
 

Petite anecdocte vécue en 1968.

Rare contrôle de POLICE bénéfique.

Comment un représentant des Forces de l'ordre devient un fidèle de la marque Digue.

En 1968 tractant une caravane sur la route de Saintes en direction de Bordeaux, accompagné
dans ma voiture
d'un de mes vendeurs, nous sommes tombés sur un contrôle de CRS
(motards) donc contrôle du véhicule et papiers.

Mon vendeur durant ce contrôle chantait ce qui exaspérait le CRS contrôleur qui lui demandait
de stopper son chant, sans succès, ce qui n'apasait pas l'ambiance.

Le CRS après contrôle satisfaisant, se rendant compte de ma profession devint subitement très sympathique en me déclarant : "je suis actuellement acheteur d'une caravane mais je n'ai pas encore fixé mon choix".

Je l'invitais donc à se rendre à la foire de Bordeaux dans une quizaine de jours et suite à ce contrôle qui finalement se terminait bien, nous reprenions notre route.

Lors de la foire de Bordeaux, qu'elle ne fut pas ma surprise de voir se présenter mon CRS avec un grand dépliant comportant les différentes marques de caravanes exposées à cette foire.

Il me dit : "avant de prendre une décision, je veux comparer toutes les marques présentes"

et moi de lui répondre : "durant la foire, vous pouvez bénéficier d'une bonne remise".

Le jour de la clôture de la foire, notre homme est arrivé sur le stand avec son dépliant bien renseigné pour m'annoncer avec le sourire qu'il portait son choix sur une "Coronette" DIGUE
et qu'il était prêt pour remplir le bon de commande .

Ce client inattendu est devenu par la suite très fidèle et nous amena d'autres CRS et policiers à notre centre de Bordeaux.

A chaque mission sur la région, il ne manquait pas de nous rendre visite avec sa moto et son collègue.

Comme quoi, un contrôle de Police peut devenir bénéfique à celui qui le subit.

Michel Dailliez.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
A l'occasion de la 47ème foire place des Quinconces, Michel Dailliez et son épouse reçoivent Monsieur Chaban Delmas Maire de Bordeaux.